Quand les Congolaise affamées se font bourrer les fesses aux hormones de porc ougandais, elles vivent. Elles vivent et elles pensent aux clients supplémentaires qu’elles devront accueillir le soir même. Parfois, elles le font devant le miroir, en train de s’empâter les lèvres de couleurs aguichantes. Parfois, elles s’endorment simplement. Quelques fois encore, elles en oublient qu’elles ont oublié de grandir, retenues par l’estomac. Elles offrent à leurs enfants affamés une enfance d’un même type, mais autre, où la faim joue aux meilleurs amis, mais où maman est la plus belle, la mieux habillée, aux fesses plus rebondies que sa soeur. Maman est belle, qu’ils répètent. Maman t’es belle et j’ai faim. La graisse de porc ne nourrit pas les enfants. Ni lard, ni jambon. Juste des fesses. Des fesses à nourrir les papas potentiels.
Je me demande si tu apprécierais tout ça. La décadence du maquillage. Les formes offertes aux étalages de night-shop. La dernière fois que je t’ai vu nu, ton sexe me regardait comme un ver myope. Ton visage ne valait pas mieux. Tu as d’ailleurs enfilé ton maillot rapidement, puis un enfant du Nord t’as demandé pourquoi tu étais aussi poilu et tu es parti te rhabiller. C’est en voulant constamment maîtriser les basses de ta vie que tu as perdu la mélodie des enfants. Tu es parti énervé. Tu priais l’enfant d’aller manger au Congo. Il n’a rien compris, est allé s’accrocher au maillot de sa mère. Tu ricanais frustré. Tu n’as aucune idée des portraits flous. Aucune approche de toi-même, tu survis en conquérant. Vieux frustré de merde que tu fais. Un jour tu approcheras Kinshasa et iras t’attabler aux femmes de là-bas. Tu leur commanderas une bière en reluquant leurs fesses abondantes. Tu ne penseras pas que leur gosse meurt de faim, mais tu t’en foutras, tant que tu les foutras elles, et leurs fesses de collines rwandaises. Tu boiras ta bière en ricanant. La même chanson te raclera la tête. La bière montera, la chanson t’encerclera, la tête partira et tu violeras la première paire de fesses à portée de bitte. Tu la feras crier parce que tu voudras qu’elle crie et quand tes mains frapperont trop fort, tu les retrouveras pleines de graisse sans rien comprendre, et frapperas plus fort encore cette négresse rouge, fondue en rire de tes mains ridicules.


