Dépêche-toi de terminer. Je me fiche de m’approcher de tes côtes, de sentir ton haleine ou de caresser tes coudes. Je veux juste que tu termines. Que tu traînes ta queue de cheval jusque dans tes boxes où tu croupiras dans l’urine abondante. Ce n’est pas plus tard que ce weekend que je vis, encore, les tiens en rue, en rang d’oignons, quand le 8ème en partant de la fin a fait s’arrêter la file pour s’accroupir au milieu du macadam, et les autres, hilares, devant et derrière. Il est temps aujourd’hui que tu finisses. Que tu t’arrêtes. Que les jeux de tes mains ne se veuillent plus si tendre, quand tes doigts rêches ne me servent qu’à décaper les portes de ma chambre. Tu perds contrôle. Ta voix de coulant comme un ry de campagne en fuite. Des mauvaises herbes dans tes paumes, du bois sec aux lobes. Tu dois terminer. Perdre contrôle plus qu’aujourd’hui. Perdre contrôle plus qu’hier. Jette-toi un bon coup par le pont et on en reparlera quand l’eau aura coulé sur ton amas bousillé. Jette-toi par le pont et reviens-moi neuf, sabots neufs et selles neuves. Reviens-moi neuf comme quand enfant, dans tes langes, tu croupissais dans l’urine abondante.
Depeche Mode - Here is the house
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