La chambre de mon frere. La chambre de mon frere.

fig. #5 La chambre de mon frere.

Fugazi - Oh

Fugazi - Oh

Fugazi - Oh

On est montés assez rapidement, sans se retourner et je ne sais pas qui des deux avait l’air le plus gêné une fois dans la chambre on s’est même pas regardés je lui ai dit déshabille-toi assez naturellement pour cacher une certaine honte mais elle a obéit sans rien dire et avait même l’air de trouver ça très naturel d’être là et de se mettre nue sans savoir qui que quoi dont où j’étais certainement le plus embêté, le plus gêné peut-être, sans vouloir le montrer, j’essayais de me déguiser d’une assurance qui n’avait jamais été mienne, faire comme si et en même temps, je suis sûr qu’elle le sentait et que ça l’excitait, de voir que moi aussi je faisais semblant, semblant de savoir ce que je faisais, semblant de vouloir bander, de vouloir me laisser aller à mes fantasmes les plus obscurs (alors que je ne les connaissais même pas), semblant d’accepter la vie comme elle vient et de temps à autre la diriger pour qu’elle nous sourie dans la poitrine d’une femme, sa gorge ou peut-être la chute de ses reins je ne sais toujours pas ce que je faisais là, elle, très certainement je ne sais toujours pas comment on s’est retrouvés l’un dans l’autre, comment j’ai réussi à bander, comment je me suis rhabillé ou comment elle est partie en me demandant de la rappeler.

Je ne sais toujours pas si je vais la rappeler.

mardi 19 février 2008

Voir en ligne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fugazi